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Ma Traversée du Vercors

  • 15 juin 2017
  • 8 min de lecture

Randonnée sur GTV du 16 au 20avril, en compagnie d'un vieux copain de fac.

Salut les amis, aujourd’hui je souhaiterais vous faire un petit retour sur ma traversée du Vercors, réalisé entre le 16 et le 20 avril 2017

Avant toute chose, il faut savoir que c’est ma première randonnée itinérante sur 5jours et 4nuits.

J’ai donc essayé d’alléger le sac au maximum tout en sachant que je passerais chaque nuit en refuge et que nous pourrons nous ravitailler à Villars de Lens le troisième jour de notre aventure.

avant de poursuivre, sache que tu peux retrouver une galerie photo dédié a cette aventure et des videos juste ici !!

Nous somme samedi 15 avril et nous n’avons jamais été aussi proche du départ. Je viens de raccrocher mon téléphone, Damien et sa maman seront chez moi à 8h30 demain matin.

Sa maman c’est proposé de nous monter directement à Saint-Nizier-du-Moucherotte, ce qui nous fait gagner une journée de marche sur le programme de la semaine, nous pourrons donc aller jusqu’au mont aiguille en fin de semaine.

Dimanche, le téléphone sonne, ils sont en bas. Je suis super excité à l’idée de me lancer sur le chemin de la célèbre « GTV », la Grande Traversée du Vercors, pendant une petite semaine.

Il se trouve que c’est un projet auquel je pense depuis un long moment. Ayant renoncé à plusieurs reprise par manque de temps, de matériel et même de neige, car oui j’aurais aimé le faire en raquette, me voilà enfin sur la ligne de départ !!

- Au départ de Saint-Nizier, il fait un temps radieux, on enfile les sacs, accroche les chiens, on prend une photo et nous voilà parti.

Pour ne pas changer, la première montée en sous-bois est très raide ! Disons que c’est une forme d’avertissement pour la suite de l’aventure…

Bien que le ciel se voile à mesure que nous prenons de l’altitude, cette première journée de marche se passe sans encombre.

Lors de notre arrivée au refuge des ramée, vers 16heure, nous somme subjugué par cette petite cabane au charme rustique, au confort rudimentaire et pourtant si accueillante !

Peu de temps après notre arrivée, deux jeunes femmes nous rejoignent et nous informent qu’elles passeront également la nuit ici.

STOP STOP STOP !!

Je te vois venir petit coquin ! Le bon plan me diras-tu !? Mais ne t’emballe pas mon ami !

20minute plus tard un couple avec 3enfants et un caniche nous rejoigne également.

Il se trouve que demain c’est pâque, et que David, le papa, est venu jusque ici afin d’organiser une chasse aux œufs pour ses enfant dans les pâturages du Vercors.

Bien que n’étant pas du tout chrétien, je dois bien avouer que la prière réalisé par David au moment du repas, m’a beaucoup plus. e trouve qu’elle a apporté un certain charme a cette soirée au coin du feu, a faire connaissance avec nos nouveau compagnons de route, du moins pour ce soir.

- Le lendemain, nous avons pris le temps de traîner, observer et sentir toute les fleurs du pâturage avant de reprendre la route. Notre objectif du jour est de rallier un refuge à l’ouest de Villard-de-Lans, à 1h de la ville environ. Pour se faire, il nous faudra d’abord redescendre les pistes de ski, monter le Pic Saint Michel, passer le col de l’arc puis traverser une superbe forêt.

La montée vers le Pic s’avère assez compliqué car nos sacs sont vraiment lourds, mais nous serons très largement récompensés par la vue à 360° sur chartreuse, Belledonne, et bien sûr, le Vercors, de quoi nous donner un aperçu du chemin qui nous attend.

Au col de l’arc, nous quittons le GTV pour le GR91 qui nous permet de couper à travers la montagne afin de raccourcir l’itinérance et surtout éviter la ville ! Du moins, c’est ce qu’on croyait !! En réalité cela nous a surtout permis de nous perdre après avoir traversé un pierrier recouvert de glace ou nous avons franchement serré les fesses et vérifié à trois reprises chacun de nos pas !!

La suite fut plus tranquille, le chemin nous a guidés à travers une forêt à la fois splendide et terrifiante de part ses arbres tordus, sa mousse et son lichen recouvrant chacun des troncs.

Au Refuge du Roybon, en fin de journée, nous pouvons enfin nous ravitailler en eau et faire une toilette.

Une fois encore nous partageons le refuge avec 3jeunes de 27/30 ans avec qui nous échangeons nos différentes expériences de randonnée.

Le soir venus, alors que le soleil nous offre ses derniers rayons de la journée, nous assistons à un spectacle des plus impressionnants !! Alors que le ciel est chargé de nuages gris noir, les quelques rayons du soleil qui arrivent à percer couvre la montagne d’une lumière rouge feu. Je n’ai jamais rien vu de tel, mais une chose est sûre, je ne risque pas d’oublier ce spectacle magnifiquement terrifiant !!

- Au matin, c’est sous un léger voile de neige, et dans un brouillard épais, que nous nous réveillons. La température dans le refuge n’était pas autant descendue depuis notre arrivée.

En temps normale, j’évite les villes car c’est justement pour fuir la pollution, ce gris, ce stresse, ce bruit ou encore ces personnes tristes et absente de leur propres vie, que je m’évade le temps d’un repas, d’une nuit voir d’une semaine, en forêt ou en montagne.

Cependant, en cas d’itinérance, il faut bien alléger le sac et donc se ravitailler autant que possible sur le trajet afin de ne pas s’encombrer de vivres.

En arrivant en ville, nous ne pouvons résister à l’appel de la boulangerie tant le pain et les viennoiseries sentent bon. Et bien évidemment, une viennoiserie ne peut être appréciée à sa juste valeur sans un bon chocolat ou cappuccino pour l’accompagner !! Léger confort mais Ô combien appréciable après 3jours de promenade dans le froid et la neige.

Mais ne tardons pas, il faut aller se ravitailler et nous remettre en route.

Une nouvelle fois perdu sur le domaine skiable, nous décidons de nous arrêter ici pour la nuit car il serait déraisonnable de continuer sur un sentier qui s’annonce dangereux alors que la nuit tombe.

En réalité, nous ne sommes pas réellement perdu puisque j’arrive à nos situer sur la carte mais nous avons dû rater une intersection car nous somme loin du chemin initial. Mais sans regrets puisque nous voilà dans une cabane avec de la lumière et le chauffage pour cette nuit.

Il y a même une petite pièce au fond du chalet ou nous pouvons faire notre toilette !

Je ne sais pas toi mon copain mais moi j’appelle ça le JACKPOT !!

Tu te doute bien que nous avons passé une nuit exceptionnelle et que nous avons pu profiter d’un bon sommeil réparateur et heureusement !! Heureusement car le lendemain matin c’est de la grosse montée qui nous attends…

- Dur dur de grimper quand on a fait le ravitaillement la veille !

Apres 1heure de marche nous voilà au Pas de la Balme.

Outre une vue magnifique sur le Vercors que nous traversons depuis 4jours déjà, et le Triève, nous nous retrouvons à flanc de falaise sans aucuns marquages pour nous indiquer la suite du chemin.

La redescente fut longue, très longue, et extrêmement dangereuse. Après avoir suivi un semblant de sentier, une coulée de chamois à mon avis, on se retrouve dans un champ extrêmement pentu, recouvert d’herbes sèches, rendant le tout très glissant. Tellement glissant que nous avons frôlé la catastrophe!

en effet, si je ne m’étais pas arrêté à temps, et si je n’avais pas stoppé Damien nous nous serions écrasé sur les rochers en contrebas après notre dégringolade d’au moins 50m dans le champ en question !

Une fois remis de nos émotions, nous regagnons le chemin, nous voilà sur le Balcon Est du Vercors en direction du grand Veymont, ou nous avons prévu de passer la nuit. Ce petit sentier escarpé, permet de rencontrer pas mal d’animaux.

Je ne sais pas si tu auras autant de chance que moi, mais après 2 chamois isolés, c’est un groupe de 15 ou 20 bouquetins que nous avons croisé. Ils se trouvaient a plus ou moins 30mètres de nous. Le plus incroyable c’est qu’ils se sont tout simplement arrêtés pour nous regarder passer. Les jeunes mâles, après nous avoir jeté un rapide coup d’œil, sont remontés sur leur rocher pour se livrer bataille à grand coup de tête, c’était extraordinaire !!

Peu de temps après, c’est un groupe de 15chamois qui nous a retenus pendant un bon moment. Tout comme les bouquetins, ils se sont arrêtés pour nous regarder. Nous ne pouvions plus avancer, à notre approche ils se mettaient à courir et faisait dégringoler des rochers. Pour te dire, Il se trouve qu’ils étaient a une dizaine de mètres de nous, et lorsque j’ai fait un pas dans leur direction pour continuer mon chemin un rocher est passé moins d’un mètre de ma tête…c’est en cela que c’est charmantes créatures sont dangereuse !!

Toutefois, LA rencontre la plus folle de cette aventure, et je dirais même que c’est la plus folle de toute ma vie de baroudeur, fut la rencontre avec un bouquetin blessé en plein milieu du sentier, a moins de 2mètres de moi !

Il était là, étendu sur le sol, incapable de s’appuyer sur sa patte avant droite pour se relever, trop souffrant ou trop épuiser pour se sauver. Mon husky c’est mis a grogné comme un loup un loup affamé, tandis que le rottweiler, fidèle a lui-même, c’est approché en remuant la queue, persuader d’avoir trouvé un camarade de jeux à sa taille … Quand j’ai vu le bouquetin reculer sa tête, prendre de l’élan, j’ai eu peur que le chien ne réponde pas à mon appel est finisse K.O, ou pire encore, à cause de cette superbe créature !

Ce jour-là, nous avons marché jusqu’à 21h afin d’arriver à « la baraque du Veymont » dans le noir et en sueur.

À notre arrivé nous étions geler ! Nous avons dû nous changer, utiliser ma bâche afin de faire un abri sous la table et recouvrir le sol d’aiguille de pin pour nous réchauffer un peu car il n’y a pas de poêle à bois dans ce refuge.

Au petit matin, j’allume un feu dehors pour me réchauffer et faire chauffer mon café, je me pose devant les premiers rayons de soleil, j’écoute les oiseaux chanter et je reste là à profiter, à attendre que le jour se lève et que la température augmente.

Bien qu’il fasse beau, il ne fait pas très chaud en montagne en avril.

Nous avions prévus de faire un aller retours au mont aiguille dans la journée, passer une seconde nuit à la cabane puis faire l’ascension du grand Veymont demain.

Cependant, la neige et la glace rendent notre progression très compliqué et en l’absence de marquages nous nous retrouvons encore une fois dans une situation pour le moins…délicate !!

Déçus mais soulager d’être de nouveau en sécurité a la cabane, nous avons décidé de ne pas aller au mont aiguille car trop dangereux, nous ne monterons pas au sommet non plus, la fatigue de ces derniers jours de marche et surtout la glace nous rappelle à quel point il faut être prudent en montagne car un accident et très vite arrivé….nous nous sommes fait assez de frayeurs comme ça depuis quelques jours !!

Finalement nous en resterons là pour cette fois, nous rentrerons ce soir.

Damien a mal de partout, il a une élongation au mollet et ne m’en avais pas parlé, et lors de notre chute dans le champ, la veille, il s’est fait mal à l’épaule.

Bien que très déçu de ne pas avoir pu continuer, je n’ai aucuns regrets ! Pour des raisons évidentes de sécurité, nous devions nous arrêter là.

CONCLUSION:

le plus contraignant?

Il n'est pas évident de trouver de l'eau en chemin, donc en période de fonte de neige ça va mais je pense qu'en pleine été cela doit être compliquer.

le gros point fort de cette randonnée?

la diversité des paysages est exceptionnelle. Pierrier, forêt, domaine skiable, sentiers escarpé etc. Toute les heures tu passe dans un autres monde !!

En conclusion, je dirais qu'il faut une certaine expérience de la montagne et une bonne condition physique pour se lancer dans cette aventure.

Cependant, je n’ai pas dit mon dernier mot….

Grand Veymont, Mont Aiguille…. I will be back!!


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